Chirurgie de la cornée
Nos solutions chirurgicales pour vos pathologies oculaires
Qu’est-ce que la cornée ?
La cornée est la partie la plus antérieure de l’œil : transparente et rigide, on peut la comparer au « pare-brise de l’œil ». Elle transmet la lumière jusqu’à la rétine et son intégrité est indispensable à une bonne vision. Elle est constituée de trois couches : l’épithélium en surface, le stroma qui forme l’essentiel de son épaisseur, et l’endothélium, la couche la plus profonde, qui maintient la cornée transparente en évacuant l’excès d’eau.
Quand recourir à une chirurgie de la cornée ?
Une chirurgie de la cornée peut être proposée lorsque les traitements médicaux (collyres) ou les solutions optiques (lunettes, lentilles) ne suffisent plus à assurer une vision satisfaisante ou à stopper l’évolution d’une maladie.
Points clés
- Environ 6 000 greffes de cornée sont réalisées chaque année en France.
- La majorité des indications de greffe correspond aujourd’hui aux maladies de l’endothélium cornéen (dystrophie endothéliale de Fuchs, chirurgie de la cataracte compliquée).
- L’ophtalmologue privilégie les greffes partielles (kératoplasties lamellaires) dès que cela est possible.
- La DMEK est la technique de référence pour traiter les maladies de l’endothélium cornéen.
Les principales indications sont un kératocône évolutif, une opacité sur la cornée (cicatrice, dystrophie) ou une maladie de l’endothélium cornéen
Un implant monofocal est conçu pour offrir une vision nette à une seule distance, le plus souvent de loin.
Le Kératocône
- Déformation de la cornée : La cornée s’amincit et prend une forme conique irrégulière qui s’aggrave avec le temps.
- Causes : Facteurs génétiques, frottements oculaires excessifs et les allergies peuvent jouer un rôle.
- Symptômes : baisse de vision progressive, vue déformée, sensibilité à la lumière, besoin fréquent de changer de lunettes.
- Traitements disponibles : Lunettes, lentilles adaptées, anneaux intra-cornéens pour régulariser la cornée, cross-linking (chirurgie pour renforcer la cornée et stopper la déformation), greffe de la cornée dans les formes avancée.
Les opacités cornéennes
- Perte de transparence : La cornée devient opaque, empêchant la lumière de traverser correctement.
- Causes : Infections de la cornée (kératites), traumatismes avec cicatrices, maladies héréditaires (les dystrophies cornéennes) et les complications post-chirurgicales.
- Symptômes: Baisse de vision, éblouissements ou douleur selon la cause.
- Traitement : la greffe de cornée, dont le type va dépendre de la couche de la cornée malade.
Les maladies de l'endothélium cornéen
- Rôle de l’endothélium : Couche cellulaire interne de la cornée qui maintient sa transparence en régulant son hydratation. Quand elle dysfonctionne, la cornée se gorge d’eau et prend un aspect de verre dépoli.
- Causes de dysfonctionnement : maladies héréditaires (dystrophie de Fuchs), traumatismes, chirurgies oculaires antérieures.
- Symptômes : Vision floue le matin, sensation de brouillard visuel, douleur oculaire.
- Traitements : collyres pour les atteintes débutantes, greffe de cornée endothéliale (DMEK) pour les formes plus avancées.

La greffe de cornée (kératoplastie)
La greffe de cornée, ou kératoplastie, consiste à remplacer la partie centrale de la cornée malade du patient par celle d’un donneur décédé. Les conditions de prélèvement, de conservation et de contrôle sanitaire des greffons sont très strictes en France, chaque greffon étant analysé en amont pour vérifier sa viabilité.
On distingue les kératoplasties transfixiantes, qui remplacent toute l’épaisseur de la cornée, des kératoplasties lamellaires qui ne remplacent que la couche malade. Le choix de la technique dépend de la maladie en cause et de la couche cornéenne atteinte.
La kératoplastie transfixiante (greffe totale)
Cette technique remplace toute l’épaisseur de la cornée du patient par toute l’épaisseur de la cornée du donneur. L’intervention se déroule en trois temps : préparation du greffon (trépanation), découpe et retrait de la cornée malade du receveur, puis mise en place et suture du greffon.
Avantages
- Acuité visuelle finale équivalente à celle obtenue avec les techniques lamellaires.
- Excellente durée de vie du greffon.
Inconvénients
- Récupération visuelle lente sur 6 mois à 1 an.
- Risque de rejet plus important.
- Qualité visuelle souvent moindre que pour les greffes partielles.
Idéal pour ?
Le kératocône, les opacités cornéennes (cicatrices, dystrophies).
La kératoplastie lamellaire antérieure profonde (DALK)
Cette technique, aussi appelée KLAP, consiste à greffer l’ensemble de l’épaisseur de la cornée centrale, à l’exception de la couche la plus profonde (l’endothélio-descemétique) qui est conservée. La technique de suture est similaire à celle de la kératoplastie transfixiante.
Avantages
- Meilleure survie du greffon dans le temps avec moins de risque de rejet.
Inconvénients
Ne permet pas d’obtenir une meilleure vision finale comparée à la kératoplastie transfixiante classique.
Idéal pour ?
Les atteintes de la cornée épargnant la couche endothélio-descemétique, notamment le kératocône.
La kératoplastie lamellaire postérieure (DMEK)
La DMEK (Descemet Membrane Endothelial Keratoplasty) est une greffe de la seule couche la plus profonde de la cornée, l’endothélium. Le chirurgien prélève cette fine couche sur la cornée du donneur, retire le tissu malade du patient par une petite incision de 2,4 mm, puis injecte et positionne le greffon à l’aide d’une bulle de gaz qui le plaque contre la cornée du receveur.
Avantages
- Intervention réalisable sous anesthésie locale.
- Récupération visuelle rapide (quelques semaines contre environ un an pour une greffe totale).
- Qualité de vision finale meilleure.
- Risque de rejet très faible.
Inconvénients
Cette technique est plus difficilement réalisable sur les formes très avancées de maladies endothéliales.
Idéal pour ?
Les maladies de l’endothélium cornéen (cornea guttata, dystrophie de Fuchs, kératopathie bulleuse), qui représentent aujourd’hui la majorité des indications de greffe de cornée.
Déroulement de l'intervention et suivi postopératoire
- Anesthésie : générale pour les kératoplasties transfixiantes et les DALK (intervention de 45 minutes à 1 heure) ; locale, avec un complément anesthésique autour de l’œil, le plus souvent possible pour la DMEK (environ 30 minutes).
- Premier contrôle : l’ophtalmologue revoit systématiquement le patient le lendemain de l’intervention.
- Suivi rapproché : environ une fois par semaine le premier mois puis une fois par mois pendant 6 mois pour les greffes transfixiantes et DALK ; à une semaine puis au premier mois pour la DMEK, avec un espacement progressif des contrôles ensuite.
- Points de suture : pour les greffes transfixiantes et DALK, ils peuvent être retirés en consultation, sous anesthésie locale et de façon indolore, à partir du 4ᵉ mois environ.
- Traitement post-opératoire : la cornée n’étant pas vascularisée, aucun traitement anti-rejet par voie orale n’est nécessaire. Un collyre anti-rejet est en revanche prescrit, généralement à raison de 4 gouttes par jour le premier mois, avec une décroissance progressive sur plusieurs mois.
Table des matières
Les autres chirurgies
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Accompagnement
Votre suivi au centre d’Ophtalmologie du Parc
Les Drs Mifsud et Dechristé vous accompagnent à chaque étape de votre chirurgie oculaire, de l’évaluation préopératoire au suivi postopératoire. Chaque patient est suivi par le même médecin tout au long de son parcours, garantissant ainsi une prise en charge cohérente et adaptée. L’intervention est réalisée avec du matériel de haute technologie et des techniques éprouvées, afin d’assurer les meilleures conditions de sécurité et d’efficacité.
